Chapeau (à mettre dans « Extrait ») :
À la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu, les préfets ont instauré lundi 19 octobre des couvre-feux nocturnes localisés dans plusieurs villes, dont Paris, Lyon, Lille et Nice, après les pillages du week-end, selon l’AFP, Le Figaro et franceinfo. Le gouvernement promet aussi une aide aux commerces touchés.
Des périmètres ciblés
Sébastien Lecornu a annoncé ces mesures « partielles » et « localisées » à l’issue d’une cellule interministérielle de crise. Il a jugé ces couvre-feux plus adaptés qu’un état d’urgence, qu’il n’exclut pas « si c’est utile ».
- Paris : couvre-feu de 23 heures à 6 heures autour de la place de la République et dans le secteur des Halles, pour tous, sauf habitants et personnes y travaillant. Manifestations interdites dans plusieurs quartiers dès 20 heures.
- Lyon : de 21 heures à 6 heures sur une partie de la Presqu’île ; bars, restaurants et transports restent ouverts.
- Nord : à Lille, Douai, Denain et Wattignies, de 20 heures à 6 heures, sur des portions de ces communes, pour les mineurs selon franceinfo.
- Nice : couvre-feu pour les mineurs de 21 heures à 6 heures dans le centre.
- Bordeaux : couvre-feu pour les mineurs non accompagnés de 22 heures à 7 heures, de mardi au 26 octobre.
Mardi matin, après une nuit décrite comme calme, le Premier ministre a indiqué que d’autres couvre-feux seraient décidés là où la situation l’exige, selon ICI.
Chômage partiel et fonds de soutien
Au moins 3 000 commerces auraient été touchés, selon le ministre du Commerce, Serge Papin. Leurs salariés bénéficieront d’un chômage partiel pris en charge à 100 % pendant trois mois, a précisé le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Un fonds de soutien spécifique doit aider les commerçants à reconstituer leur trésorerie et leurs stocks.
Réponse pénale et critiques
Le chef du gouvernement a promis une « réponse pénale massive », affirmant que 80 % des gardes à vue liées aux violences ont débouché sur des poursuites. Deux cents enquêteurs de la préfecture de police de Paris sont mobilisés pour exploiter les vidéos, et le tribunal judiciaire de Marseille a ajouté deux audiences de comparution immédiate, selon ICI. Sébastien Lecornu a aussi mis en cause « l’ultragauche », accusée de vouloir entretenir le désordre jusqu’à l’élection présidentielle. À gauche, le coordinateur de LFI Manuel Bompard a dénoncé des couvre-feux assimilés à « une forme de punition collective », selon franceinfo.




